24 février 2007
Le Violon rouge
Film de François Girard (1998) avec Samuel L. Jackson, Jason Flemyng, Greta Scacchi, Jean-Luc Bideau, Carlo Cecchi ...
Oscar de la Meilleure Musique
Films de François Girard déjà vus : aucun.
Ce film nous fait suivre l'histoire d'un violon pas comme les autres à travers les siècles et les musiciens qui l'ont pratiqué. Objet de toutes les convoitises de par sa perfection, cet instrument sème la discorde ou le bonheur selon le caractère de celui qui s'en empare. Un très beau film sur le pouvoir de la musique et sur la vanité des hommes face à ce bout de bois qui contient un grand malheur.
Un taxi pour Tobrouk
Film de Denys de La Patellière (1960) avec Lino Ventura, Hardy Krüger, Charles Aznavour, Maurice Biraud et German Cobos
Films de Denys de La Patellière déjà vus : Les Grandes Familles (1958) ; Le Bateau d'Emile (1962) ; Le Tatoué (1968) ; Le Tueur (1972).
Un huis clos en plein désert : quatre soldats français se retrouvent à Perpette-El-Oued pendant la bataille d'El Alamein. En récupérant une voiture allemande, ils récupèrent également un officier nazi, qui n'a pas vraiment le même comportement qu'eux face à la guerre. Comme le dit un des personnages : "Il vaut mieux tuer un homme avant de le connaître." Et c'est bien là tout le drame de ce film. Quelle responsabilité avons-nous face aux prisonniers de guerre? Quand l'ennemi devient un être humain, l'absurdité de la guerre apparaît dans toute sa grandeur. Un film faussement léger, mais terriblement vrai.
Another Day in Paradise (id)
Film de Larry Clark (1997) avec James Woods, Melanie Griffith, Vincent Kartheiser, Natasha Gregson Wagner, James Otis...
D'après le livre Encore un jour au paradis d'Eddie Little
Grand Prix au Festival de Cognac 1999
Films de Larry Clark déjà vus : Bully (2001).
Le problème avec Larry Clark, c'est qu'on sait déjà plus ou moins ce qu'on va voir dans ses films : des ados maigrichons à poil, si possibles drogués, des flingues et des coups de latte dans la gueule, des personnages paumés. Ici, la différence réside dans la relation de ces deux ados avec leurs aînés, un couple de petits malfrats qui n'ont pas su changer de vie quand il le fallait. S'installe alors un tableau familial, ces jeunes probablement orphelins se faisant adopter par un couple qui ne peut pas avoir d'enfant. Mais là s'arrête la vie en rose. Ces personnages sont condamnés à rester des losers, ou du moins à répéter leurs erreurs. Et même si le héros arrive à s'enfuir à la fin, il faut voir à quel prix il a payé sa liberté : coups de feu à répétitions, manque de repères, petie amie morte d'overdose, et avec elle son futur enfant. Et rien ne nous prouve qu'il arrivera à s'en sortir ensuite... On peut juste l'espérer, comme Larry Clark, qui a vraiment vécu ce genre d'enfer avant de se construire une deuxième vie grâce au cinéma.
Les cadavres ne portent pas de costard (Dead men don't wear plaid)
Film de Carl Reiner (1982) avec Steve Martin, Rachel Ward, Carl Reiner, Reni Santoni, George Gaynes...
Films de Carl Reiner déjà vus : auncun.
Je voulais voir ce film depuis un moment, car j'avais entendu parler de son concept particulier : faire un polar en noir et blanc en mélangeant des images actuelles à des images de films célèbres, comme Casablanca ou Les Enchaînés. Et je n'ai pas été déçu. Le film est excellent, même si c'est Steve Martin la vedette! Le travail pour mélanger les images est ahurissant, et ils ont su en tirer tout l'humour et le décalage que cela apporte. Même si l'histoire peut paraître incompréhensible (hommage évident au Grand Sommeil, où même l'auteur et le réalisateur étaient incapables de dire comment l'un des personnages mourait!), le film met en avant toutes les absurdités du polar classique, que ce soit les connaissances universelles du détective ou les circonstances qui tombent toujours à pic. Une excellente comédie... si seulement Steve Martin s'était arrêté là...
23 février 2007
Diam's
Par amour
Diam's
Poupée, avec l'amour t'as pris la poudre d'escampette
T'as désiré le coup de foudre, t'as dit bonjour à la tempête,
Poupée, t'étais cette fille au pays des merveilles
Tu lui as ouvert ton coeur plutôt que de t'ouvrir les veines, je sais
T'as vu en lui que ce que seule toi pouvais comprendre
T'étais petite, il était grand, il était tendre,
Je sais, et puis pourquoi se justifier, l'amour ne s'explique pas,
Ni même le sang que l'on retrouvera chez toi...
Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour par amour par amour, rien n'est impossible
Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour...
Poupée, t'as débarqué seule sur un quai de gare,
Tu venais d'ici, de là-bas et t'allais nulle part
Poupée, t'avais de grands yeux bleus mais cernés de noir
C'était peut-être la raison de ton départ, qui sait ?
Lui il a vu que t'étais frêle, que t'étais vraiment dans la merde
Il t'a dit "T'es trop belle, viens, je t'emmène poupée"
A cet instant c'est devenu ton mentor
Ils avaient tort, les gens, l'espoir existe encore tu sais,
Ton innocence lui a transpercé le coeur
Tu étais son évidence, il était ton âme soeur, je sais
Rien ni personne ne peut juger les gens qui s'aiment,
Ni leurs désirs, ni même la folie qui les traînent, poupée
Elle était loin cette solitude dans le wagon
Prison dorée, t'as pris perpette dans son lagon
Poupée, chez lui c'était le paradis sur terre,
T'as même retrouvé le sourire brûlé dans une petite cuillère...
Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour par amour par amour, rien n'est impossible
Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour...
Poupée tu ne voulais pas laisser le temps te démolir
T'avais retrouvé le sourire, t'étais redevenue solide, je sais
Vous étiez deux enfants perdus à l'abandon
Vous êtes devenus deux amoureux contre le monde, poupée
Petite sirène, tu nageais dans l'ambulance
Déambulant parmi les gens, rêvant d'une vie beaucoup moins chiante
Je sais, t'avais grandi avec lui et tu mourrais avec lui
C'était le seul à t'avoir redonné la vie
Poupée, ton visage avait retrouvé sa lumière
Petite fille sage deviendra-t-elle une meurtrière, qui sait ?
Pour ses beaux yeux, plus rien n'était impossible
C'était l'amour du vice, l'amour du risque
Poupée, tous les matins il se levait aux aurores
Il te disait "Ma fée, je m'en vais juste nous chercher de l'or,
Tu sais. Le monde s'acharne à faire de nous des incapables,
Regarde-moi, tu es ma femme, je ferai tout pour qu'on se barre"...
Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour par amour par amour, rien n'est impossible
Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour...
Poupée, tu étais devenu sa seule héroïne
Vous alliez vous en sortir, poupée, sans égoïsme, je sais
L'un pour l'autre vous disiez adieu à l'enfer,
Adieu aux rêves éphémères qui coulaient dans vos veines, poupée
Bientôt la vie sans poison ni artifices
De l'amour, de l'eau fraîche, et des rires sans acide, je sais
Tu étais belle, poupée, tu étais sienne,
Tu étais reine et belle et bien debout dans un monde qui crève
Poupée, il y a des choses que la vie n'explique pas
Il y a des êtres que la mort te prend et ne te rend pas,
Poupée, cette voiture, cette vitesse et ton homme sur le pare-brise,
Au volant, une triste femme en crise, tu sais
Elle aussi avait trouvé l'homme de sa vie,
Mais l'a retrouvé dans son lit avec sa meilleure amie, poupée
Dans sa voiture elle a cru pouvoir oublier,
Oublier de freiner et a fauché ton bien-aimé, poupée
S'il te plait ne cède pas, relève-toi
Tu le retrouveras, au paradis il t'attendra, poupée
Tout le monde sait que sans lui ce sera dur
Tu as perdu ton issue, le seul remède à tes blessures, poupée
S'il te plait ne fais pas ça par amour
Arrête! Pose cette arme, ne teste pas ta bravoure, poupée
Repense au lagon..., repense à vos rêves...
Pourquoi tiens-tu ce canon si proche de tes lèvres, poupée ?...
Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour par amour par amour, rien n'est impossible
Par amour, par amour, par amour, c'est tout ce que t'as su dire
Par amour...
À tout ces gens qui vivent par amour,
À tout ceux qui se perdent par amour,
À tous ces coeurs qui tiennent par amour,
À toutes ces femmes qui restent par amour,
À tous ces hommes qui se cachent par amour,
À toutes ces vies gâchées par amour,
À tous ces gens qui crèvent par amour
Et à tous ceux qui survivent par amour...
Au départ, Diam's, j'étais franchement contre. Cette p'tite nénette qui rappait comme un mec avec la grâce d'un parpaing me faisait peur. Et puis sa chanson DJ, c'était du n'importe quoi. On l'avait même offerte à un copain, pour rigoler, tellement elle nous prenait la tête! Et puis à force de l'écouter, j'ai perçu le second degré et l'humour. Et puis j'ai compris plus tard que la chanson me plaisait aussi parce qu'elle utilisait un sample de Sway, standard jazz, repris récemment par Michael Bublé. Puis il y a eu Marine, chanson coup de poing et intelligente, qui s'adresse à la future tête du Front National sur le mode du dialogue. Puis ça a été La Boulette, que mes petits cousins chantaient tout le temps (sans comprendre la moitié des paroles, malheureusement...), chanson qui donne la joie de vivre et l'envie de danser sur les murs. Et là, le choc : en zappant par hasard, un soir, je vois Petite Diam's assise sur son piano qui entame Par amour, et je me prends ce boulet en pleine tronche, la larme à l'oeil. Il y a une sorte de vérité désarmante dans cette chanson. Ouais, aimer, c'est con, mais on on ne peut pas s'en passer.
Je viens d'aller jeter un oeil sur son site, et j'ai découvert sa dernière chanson, Ma France à moi, avec un clip au concept très simple mais très fort. Alors ouais, moi, petit con des banlieues bourgeoises, je suis touché par ce que fait Diam's, et j'ai qu'une chose à lui dire : "Ouais grosse, un gros big up à toi ma soeur!".
Sur mes lèvres
Film de Jacques Audiard (2001) avec Emmanuelle Devos, Vincent Cassel, Olivier Gourmet, Olivier Perrier, Olivia Bonamy...
César de la Meilleure Actrice (Emmanuelle Devos), du Meilleur Scénario et du Meilleur Son
Films de Jacques Audiard déjà vus : Regarde les hommes tomber (1994) ; Un héros très discret (1996).
Ce film nous narre la rencontre entre deux solitudes, celle d'une secrétaire un peu dure de la feuille et d'un malfrat un peu dur de la délicatesse. Ce duo improbable est un des couples les plus efficaces que j'ai vus depuis longtemps. Emmanuelle Devos est incroyable de naturel dans ce rôle de frustrée qui essaie d'exister, mais dont le monde ne veut pas. Arrive alors l'inconnu, l'aventure, l'inattendu. Il va lui faire découvrir l'adrénaline et la vie, elle va lui faire découvrir l'amour... et la vie! J'en suis encore tout retourné!
Les Amitiés particulières
Film de Jean Delannoy (1964) avec Francis Lacombrade, Didier Haudepin, François Leccia, Dominique Maurin, Louis Seigner...
D'après le roman Les Amitiés particulières de Roger Peyrefitte
Films de Jean Delannoy déjà vus : Maigret tend un piège (1958) ; Maigret et l'affaire Saint-Fiacre (1959) ; Le Soleil des voyous (1967).
Adaptation du roman très controversé de Roger Peyrefitte, ce film décrit l'amour entre deux élèves d'un pensionnat catholique, l'un de 16 ans et l'autre de 12. Sujet épineux, c'est le moins que l'on puisse dire, surtout en 1964! Et pourtant le film conserve la pudeur et l'innocence de cette relation entre deux gamins, qui ne comprennent pas vraiment le mal dans leur affection mutuelle. Là-dessus s'ajoute le rôle de la religion, tantôt à travers des prêtres très répressifs, au bord de l'hystérie, tantôt à travers un curé un peu trop curieux pour la chose (excellent Michel Bouquet!). Un film sensible, tendu, au charme désuet.
Kingdom of Heaven (id)
Film de Ridley Scott (2005) avec Orlando Bloom, Eva Green, Jeremy Irons, Liam Neeson, David Thewlis...
Films de Ridley Scott déjà vus : Alien (1979) ; Blade Runner (1982) ; Legend (1985) ; Traquée (1987) ; Black Rain (1989) ; Thelma et Louise (1991) ; 1492, Christophe Colomb (1992) ; Lame de fond (1996) ; À armes égales (1997) ; Gladiator (2000) ; Hannibal (2001).
Fort de son succès avec Gladiator, Ridley Scott rempile dans la grande fresque historique à coups d'effets spéciaux, de costumes et de décors hallucinants. Et en plus, on reprend le même schéma: un homme de piètre condition (ici, un forgeron) va être amené à diriger une bataille pour libérer un peuple. Sauf qu'ici, la sauce prend moins. Orlando Bloom, regard vide et mèche au vent, incarne un héros transparent, qui ne se pose aucune question parce qu'on lui a dit de faire le bien, alors il fait le bien et prend toujours les bonnes décisions. Il n'a malheureusement pas l'épaisseur du personnage de Maximus/Russell Crowe de Gladiator! En l'occurence, ça en dit long sur la vision que les Etats-Unis ont du conflit israélo-palestinien, puisqu'ici l'objet de toutes les convoitises est Jérusalem. Si on le trouvait ce forgeron qui sait toujours ce qu'il faut faire, ben le problème de 2000 ans serait vite réglé! Et puis il faudrait qu'on m'explique comment des milliers d'hommes acceptent aussi facilement l'idée de s'être battus pour rien à la fin du film, ça me passe au-dessus. Heureusement qu'il y avait Brendan Gleeson pour nous divertir un peu...
Roberto Succo
Film de Cédric Kahn (2001) avec Stefano Cassetti, Isild Le Besco, Patrick
Dell'Isola, Viviana Aliberti, Estelle Perron...
D'après le livre Je te tue de Pascale Froment
Films de Cédric Kahn déjà vus : aucun.
Film inspiré d'une histoire vraie, Roberto Succo n'en est que plus dérangeant. La personnalité de son héros est vraiment atroce. En gros, il n'a peur de rien, et ça fait peur, un homme sans limites. Stefano Cassetti incarne à la perfection l'animalité de ce psychopathe. Après, la décision du réalisateur de chambouler la chronologie de la narration me laisse un peu pantois. Ce qui donne des scènes qu'on a du mal à discerner dans la logique de l'histoire. C'était avant? après? pendant? Mais cela n'enlève aucunement l'impression le malaise qui demeure pendant tout le film. Et ça fait du bien, des films qui dérangent...
22 février 2007
Un petit air...
U Turn (Lili)
Aaron
Lili
Take another walk out of your fake world
Please put all the drugs out of your hand
You'll see that you can breathe without no back up
So much stuff you got to understand
For every step in any walk
Any town of any thought
I'll be your guide
For every street of any scene
Any place you've never been
I'll be your guide
Lili
You know there's still a place for people like us
The same blood runs in every hand
You see it's not the wings that make the angel
Just have to move the bats out of your head
For every step in any walk
Any town of any thought
I'll be your guide
For every street of any scene
Any place you've never been
I'll be your guide
Lili
Easy as a kiss we'll find an answer
Put all your fears back in the shade
Don't become a ghost without no colour
Cause you're the best paint life ever made
For every step in any walk
Any town of any thought
I'll be your guide
For every street of any scene
Any place you've never been
I'll be your guide
Je suppose que beaucoup d'entre vous ont souvent une chanson dans la tête, un petit air qui s'en va et qui revient tout au long de la journée. Mon problème, c'est que j'ai TOUJOURS une chanson dans la tête. Vous pouvez me demander à n'importe quel moment de la journée à quelle chanson je pense, et j'aurai un titre à vous donner (si je le connais, bien évidemment). La chanson qui me revient le plus souvent en ce moment, c'est celle-ci. Mais celle-là, j'aime bien la garder dans la tête, elle fait partie de ces chansons qui envoient direct dans un autre univers, qui vous extirpent de la réalité en deux notes. D'ailleurs, c'est cette chanson qui crée toute l'atmosphère du film Je vais bien, ne t'en fais pas. D'ailleurs, au passage, Mélanie, je suis de tout coeur avec toi pour ton César du Meilleur Espoir féminin!!!
PS : Merci à Fabisounours, sans qui je serais contraint de vous chanter les chansons moi-même...

