30 mars 2007
Le Come Back (Music and Lyrics)
Film de Marc Lawrence (2007) avec Hugh Grant, Drew Barrymore, Brad Garrett, Kristen Johnston, Haley Bennett ...
Films de Marc Lawrence déjà vus : aucun.
Bon, je le confesse d'emblée, je suis très client des films romantiques nunuches pour filles. Même s'il faut avouer qu'il y en a de plus réussis que d'autres (si si, c'est vrai!). Sorti du principe de base, à savoir qu'ils se rencontrent et qu'ils tombent amoureux chabadabada, qu'est-ce qu'il nous reste? Eh bien dans Le Come Back, pas mal de choses! Déjà le générique, qui est en fait un clip vidéo du groupe Pop, légende vivante des 80s, qui est à mourir de rire, et pourtant tellement entraînant! Et puis voir Hugh Grant danser est toujours un grand moment de cinéma (cf. Love Actually). Et puis c'est un film sur l'image. Jusqu'où le personnage de Hugh Grant serait-il prêt à aller pour retrouver sa gloire déchue? Le personnage de Drew Barrymore est-il capable de dépasser les préjugés de son écrivain d'ex-amant? Et puis une belle interrogation sur ce qu'est une bonne chanson. Finalement, les courants modernes, à savoir le r'n'b et la musique électro, n'ont-ils pas enlever l'âme des chansons? On a beau s'extasier sur le dernier morceau de David Guetta ou des Pussycat Dolls, mais finalement, quand on chantonne tout seul, c'est bien plutôt des chansons simples, peut-être considérées comme ringardes, mais toujours avec des mélodies efficaces et des paroles qui nous touchent. Finalement restent les bonnes chansons plus souvent que les roulement de cul.
Bref, un feel-good movie très réussi, dans l'air du temps. Car finalement qu'y a-t-il de plus actuel que les années 80? (malheureusement...).
29 mars 2007
Le Samouraï
Film de Jean-Pierre Melville (1967) avec Alain Delon, François Périer, Nathalie Delon, Cathy Rosier, Jacques Leroy ...
D'après le roman The Ronin de Joan McLeod
Films de Jean-Pierre Melville déjà vus : L'Armée des ombres (1969) ; Le Cercle rouge (1970).
Les Films du Parpaing vous présentent... Le Samouraï! Voilà d'où est partie toute cette iconographie autour d'un Alain Delon complètement stoïque et blasé. Ben il le fait très bien, le mec qui réagit pas! En même temps, dur de tenir tout un film avec à peu près dix répliques en tout et pour tout. Et pourtant, Jean-Pierre Melville arrive à nous faire un bon film malgré son acteur. Même si la première partie fait un peu peur (crime + interrogatoire), le reste nous prend dans un suspense qui nous donne de la peine à respirer. La scène de la course-poursuite dans le métro parisien est à ce titre très efficace. Et puis reste la fin énigmatique : S'est-il fait avoir? Est-ce un suicide? Etait-il tombé amoureux d'elle? On en saura pas plus, on voit juste Alain Delon mourir, de façon ridicule certes, mais il meurt.
D'ailleurs ce film distille ça et là quelques conseils pour les futurs tueurs à gages, notamment sur la discrétion. Car pour quelqu'un qui est censé passer incognito, le bonhomme n'est pas très doué :
- Evitez d'utiliser un silencieux quand vous tuez, les gens pourraient s'apercevoir du manque de bruit qu'engendre un meurtre.
- Faites bien crisser les pneus quand vous passez dans une ruelle, certains voisins pourraient s'être endormi!
- Observez bien les murs quand quelqu'un passe à vos côtés dans la rue, il n'y a rien de plus naturel, surtout en pleine nuit.
- Gardez bien votre manteau et votre chapeau dans un bar, on pourrait vous confondre avec un client!
- Et surtout dévisagez bien tout le monde, certains ne pourraient peut-être pas vous reconnaître lors de l'interrogatoire!
La Maison des célibataires (Ungkarlehuset)
Roman de Jørn Riel (1979)
Livres de Jørn Riel déjàs lus : aucun.
Quatrième de couverture :
Les copains d'abord... Telle pourrait être la devise de ces cinq célibataires qui ont élu domicile dans une maison abandonnée. Mais ces bons à rien pourront-ils toujours vivre ainsi? Préoccupé de leurs vieux jours, l'un deux a une idée lumineuse : il va épouser la plus célèbre veuve de la région, une marâtre aussi réputée pour ses redoutables colères que pour son riche troupeau de moutons. Mais les amis du jeune fiancé ne l'entendent pas ainsi, et pour le sauver du mariage tout en se ménageant une confortable retraite, ils vont devoir redoubler d'ingéniosité...
Une jolie fable sur l'amitié qui dresse un tableau pittoresque du Groenland et de ses habitants, notamment les cinq célibataires très attachants.
Reporter Blues
Tout à l'heure, en zappant de chaîne en chaîne
avec mon gros sandwich à la main, je suis tombé sur "Midi les zouzous",
et je suis resté interloqué pendant deux secondes en tombant sur le dessin animé q
ui passait : c'était Gigi! Ca faisait bien
quinze ans que je n'avais pas vu sa tête à cette Gigi, et pourtant, dès
que je l'ai aperçue, j'ai pu tout de suite la reconnaître. Et quand
j'ai regardé le générique de fin, je pouvais anticiper toutes les
images!
Mais qu'est-ce qui fait que notre génération a été aussi marquée par
les dessins animés japonais qui passait au Club Dorothée? Y'en avait
pas un qui faisait du sport le mercredi après-midi ou quoi? Et le fait
est que Dorothée n'était pas la seule coupable! Toutes les chaînes de
l'époque passaient des dessins animés à n'importe quelle heure! Tout ça
pour produire une génération d'attardés qui, normalement en pleine
fleur de l'âge et possédant le plus fort potentiel de ce pays, se
retrouvent en un quart de seconde les yeux écarquillés et la bave aux
lèvres dès qu'ils entendent les premières notes d'une mélodie ringarde,
ou le moindre nom nippon. De là à aller aux soirées spéciales pour voir
Bernard Minet et Chantal Goya chanter sur le dancefloor, et on en arrive à une pathologie générationnelle.
Je ne dis pas que je suis contre. J'ai passé énormément de temps devant
la télé étant môme et je me souviens de beaucoup, beaucoup de dessins
animés de notre enfance. Ce que je ne comprends pas, c'est qu'on arrive
pas à faire le deuil de cette période. Cela reste encore un des sujets
de conversation récurrents avec mes amis : "Oh ouais, c'était bien ça!"
"Moi, je préférais celui-là" "Ca s'appelait comment déjà, celui avec la
fille aux cheveux verts?". Et je suis le premier à dire que les enfants
d'aujourd'hui n'auront pas la même nostalgie que nous avec ce qu'on
leur sert de dessins animés moches et stupides. Mais de là à revivre
ces années-là et passer sa jounée sur la chaîne Mangas, très peu pour
moi! Faut passer à autre chose... Je sais pas moi, Fassbinder!
Mais au fait, pourquoi le générique de Reporter Blues? Parce que, comme
je le disais, il m'arrive régulièrement de parler dessins animés avec
mes amis, et que je suis apparemment le seul en France à me souvenir de ce
dessin animé. Pourtant il était vraiment génial. Alors ok, c'est sûr
que ça n'a pas eu le succès des Chevaliers du Zodiaque ou de Dragon
Ball, mais il était vraiment bon. En gros, Tonie est une journaliste
américaine qui travaille à Paris dans les années 20. C'est une femme
peu conventionnelle. Elle est la seule à l'époque à porter un pantalon
sans être lesbienne pour autant. Elle poursuit sans relâche une femme
qui fait des braquages un peu partout et qui adore se déguiser, Madame
Ralin. Enfin bon, c'était vraiment excellent!
Allez, je ne résiste pas en mettre un autre que j'adore!
28 mars 2007
Wilt 3 (Wilt on High)
Roman de Tom Sharpe (1984)
Livres de Tom Sharpe déjà lus : Wilt 1 (1976) ; Wilt 2 (1979).
Quatrième de couverture :
Wilt supervise l'enseignement des "Humanités" dans un lycée technique : le Tech. À la suite d'une rivalité entre deux policiers qui se livrent une guerre sans merci, il est soupçonné d'avoir trempé dans la mort suspecte par overdose d'une élève du Tech. La police truffe alors sa voiture d'émetteurs. Or, pour arrondir ses fins de mois, Wilt donne des cours particuliers à des officiers de la base américaine voisine. La base, détectant les émetteurs de la police, le prend pour un espion soviétique et tente de le faire disparaître.
Henry Wilt est vraiment un personnage très drôle. Il a cette espèce de don d'énerver toutes les personnes qui lui parlent plus de trois secondes. Il est surtout très doué pour se retrouver dans des situations complètement improbables : dans le premier tome, il était accusé du meurtre de sa femme, et dans le second il était au centre d'une prise d'otages par des terroristes. Mais Wilt est-il vraiment un personnage bizarre, ou est-il seulement victime de la folie des autres? Là est le point central de ses aventures, le moment où tout bascule. Pour cet épisode-ci, Wilt se retrouve donc poursuivi par la police britannique pour trafic de drogue, et par les soldats américains pour cause d'espionnage. Les situations vont-elles trop loin? Le fait est que ce volume m'a paru moins bon, même s'il reste toujours des scènes cocasses. Mais le mélange police d'un côté, armée américaine de l'autre, avec tous les personnages que cela comprend, on est très vite submergés!
Et j'en profite pour rappeler une règle de base dans la traduction : on ne mélange pas les temps!!! Passer du passé au présent et vice versa dans le même chapitre, ça m'a soûlé. Si je tombe sur ce putain de traducteur...
Les Centurions (Lost Command)
Film de Mark Robson (1966) avec Anthony Quinn, Alain Delon, George Segal, Michèle Morgan, Maurice Ronet ...
Films de Mark Robson déjà vus : aucun.
À part La Bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo, je ne savais pas que la Guerre d'Algérie avait traitée au cinéma. J'ignorais donc l'existance de ce film. Ce qui m'étonne moins, c'est que ce ne soit pas un Français qui l'ait réalisé. La France a encore du mal à revenir sur ses épisodes peu glorieux et ses zones d'ombre historiques. Ce film nous présente donc un groupe de soldats français qui se sont connus lors de la Guerre d'Indochine, à Dien Bien Phu, et qui rempile pour l'Algérie. Il n'hésite pas à nous montrer une image controversée des soldats français, qui doit être proche de la réalité. En effet, ceux-ci n'hésitent ni à massacrer un village entier, ni à torturer n'importe qui pour obtenir des informations. Un Français aurait-il eu le courage de faire un film sur le sujet, seulement quatre ans après l'arrêt des conflits? Je n'en suis pas sûr. Par contre, ce qui fait le défaut de ce film, ce sont les scènes de bataille, comme dans pratiquement tous les films de guerre. C'est un festival pyrotechnique : pan pan pan, et boum je te fais sauter ma maquette! Mais bon, un film de guerre sans guerre, c'est un concept un peu trop avant-gardiste encore. Et puis autant Anthony Quinn et Maurice Ronet interprètent leur rôle à la perfection, autant Alain Delon commençait déjà à avoir l'expression d'un parpaing... le début d'un mythe!
27 mars 2007
Qu'est-ce qui se passe???
Juste un message pour marquer cette journée d'une pierre blanche. Pour des raisons inconnues et complètement indépendantes de ma volonté, le nombre de mes visiteurs est passé à 40 aujourd'hui, soit le double de mon record! À quand les 80? Faites péter le score!
No comment!
Les perles d'un libraire
Pour ceux qui suivent ce blog depuis un petit moment, ils ont pu comprendre que j'avais récemment perdu mon emploi (c'était, plus exactement, le 31 décembre 2006 : BONNE ANNEE!). Pendant un an et demi, j'ai exercé le métier de vendeur en librairie, ou "libraire" pour ceux qui veulent se la péter un peu. Lors de cette expérience, il m'est arrivé d'être confronté à des demandes parfois particulières ou maladroites, pour ne pas dire saugrenues. Croyez-moi, quand vous aurez lu ça, vous ne vous comporterez plus vraiment de la même façon dans un magasin... Sera en italique ce que je pense à ce moment-là. J'ai beau être insolent, il y a des limites à pas franchir! (en tout cas, dans le commerce!) :
client : Vous avez le dernier...
moi : BONJOUR ! (avec un grand sourire, toujours!)
client : Euh, oui, bonjour...
client : Excusez-moi, vous travaillez ici? (variante : Vous êtes de la maison?)
moi : Non, pas du tout, je m'emmerdais aujourd'hui, et je me suis dit tiens, si j'allais dans une librairie piquer un badge à un vendeur et ranger des livres pour m'occuper!!!
client : Je cherche un livre, mais je me souviens plus du titre.
moi : C'est pas grave. C'était quoi comme genre de livre?
client : Je sais plus trop. Mais je crois qu'il avait une couverture rouge.
moi : Ah ben on a dû le ranger dans le rayon "Livres rouges"!
client : Ah bon...
moi : Non, je plaisante!
client : Bonjour. C'est vous Gaël?
moi : Le seul et l'unique.
client : Mais vous êtes un garçon!
moi : Merde! Ca se voit tant que ça???
client : Bonjour, je cherche un livre.
moi : Désolé, on ne fait pas ça monsieur!
client : Bonjour. J'ai le titre, l'auteur et l'édition d'un livre que je cherche. Vous pouvez me le trouver?
moi : Aïe! Si vous n'avez pas le nom de jeune fille de la mère de l'auteur ni le troisième mot de la 48ème page du livre, ça risque d'être difficile!
client : Bonjour, je cherche Totem et tabou de Levi-Strauss.
moi : Euh... Ce n'est pas Freud qui a écrit Totem et Tabou?
client : Non non, je l'ai lu quand j'étais jeune, c'est bien Levi-Strauss.
moi : D'accord. Dans ce cas-là, je vais voir ce que je peux faire.
Au téléphone:
client : Bonjour, je cherche un recueil de poèmes écrits pas des femmes, qui s'appelle --- (j'ai oublié!)
moi (après recherches) : Oui, c'est sorti chez Pocket. Par contre, il semblerait que ce soit de la littérature érotique. Vous êtes sûr que c'est ça?
client : Absolument pas!!! Bon écoutez, expédiez-le-moi quand même, je verrai bien!
client : Je cherche Le Goéland de Jonathan Livingston.
moi : Vous êtes sûr que Jonathan Livingston, c'est pas le nom du goéland?
client (avec l'accent racaille de 17 ans) : B'jour M'sieur. J'cherche un liv' pour l'école là, c'est Le Condamné!
moi : Euh... oui... C'est peut-être Le Dernier Jour d'un condamné?
client : Ouais ptêt, chais pas trop.
moi : Le livre de Victor Hugo?
client : Qui ça?
moi : Ah ouais quand même!
client : Bonjour, je cherche un livre sur l'approche systémique en psychopathologie.
moi : Moi pas comprendre!
Et puis une qui n'est pas de moi. C'est un classique des perles de libraire, mais elle me fait toujours rire :
client : Bonjour. On m'a conseillé Le Rouge et le Noir de Stendhal.
vendeur : Oui. C'est un classique de la littérature.
client : Par contre je ne prendrai que Le Rouge aujourd'hui, je prendrai Le Noir la semaine prochaine.
Un thé avec Mussolini (Tea With Mussolini)
Film de Franco Zeffirelli (1999) avec Cher, Maggie Smith, Joan Plowright, Judi Dench, Lily Tomlin ...
D'après le livre Portrait d'un homme du siècle de Franco Zeffirelli.
Films de Franco Zeffirelli déjà vus : La Mégère apprivoisée (1967) ; Roméo et Juliette (1968).
Inspiré par l'autobiographie du réalisateur Franco Zeffirelli, ce dernier étant représenté par le personnage de Luca, ce film est la clé de voûte qui explique l'oeuvre du cinéaste, notamment sa passion pour la culture britannique et William Shakespeare. Mais ce film est également l'occasion d'employer une belle brochette d'actrices britanniques toutes plus délicieuses les unes que les autres. Pour situer l'histoire, nous sommes dans une communauté bourgeoise britannique à Florence en 1934, quand commencent les incidents liés à la prise du pouvoir par Mussolini. Ces quelques ladies décident de ne pas se laisser jeter dehors, étant devenues du jour au lendemain "l'ennemi", et de rester coûte que coûte dans ce pays qu'elles ont fait leur. Un film un peu bercé par les bons sentiments, mais juste. Et puis Maggie Smith, toujours...

