30 avril 2007
Paris s'éveille
Film d'Olivier Assayas (1991) avec Judith Godrèche, Jean-Pierre Léaud, Thomas Langmann, Antoine Basler, Martin Lamotte ...
Prix Jean Vigo 1992
Films d'Olivier Assayas déjà vus : Clean (2004).
Je crois que je devrais arrêter les films français pendant un certain temps, je commence à avoir des effets secondaires vraiment désagréables (tics nerveux, urticaire...). Tous ceux que je vois en ce moment, en tout cas les films sortis relativement récemment, me sortent par les trous de nez tellement ils font cliché de films franco-français qui s'écoutent parler pour ne rien dire, qui ne racontent rien si ce n'est des histoires de gens paumés dans des lieux sordides qui ne font rien de leurs journées à part maugréer parce qu'ils sont paumés. Ca me donne envie d'hurler. Et pourtant, j'avais adorer Clean d'Assayas (bon, ok, il y avait Maggie Cheung, j'étais immédiatement conquis!), mais ici les personnages paraissent tellement vides et inintéressants! C'est sûrement dû au fait qu'ils sont interprétés (ou non-interprétés justement) par des acteurs mauvais, à savoir Judith Godiche Godrèche et Jean-Pierre Fléau Léaud. C'est un concours entre eux deux à savoir qui aura le moins d'intonation à son arc! Seule l'inconnue Ounie Lecomte s'en sort haut la main!
Il faut que je me fasse une cure d'Amélie Poulain, moi!
Panique
Film de Julien Duvivier (1947) avec Viviane Romance, Michel Simon, Max Dalban, Emile Drain, Guy Favières ...
D'après le roman Les Fiançailles de M. Hire de Georges Simenon
Films de Julien Duvivier déjà vus : Le Petit Monde de Don Camillo (1952).
Si vous avez déjà vu M. Hire de Patrice Leconte, alors l'histoire vous dira quelque chose. En effet, Panique adaptatait déjà le roman Les Fiançailles de M. Hire écrit par Georges Simenon. Autant Leconte s'attachera à la relation curieuse qui s'installe entre l'héroïne et ledit M. Hire, autant Duvivier exploite la solitude de M. Hire face à une foule en colère. L'occasion de nous montrer à quel point l'humanité peut être bête et cruelle envers les êtres qu'elle ne comprend pas ou qui ne s'intègrent pas facilement, et fait tout pour le détruire, qu'importe si elle dans le vrai ou le faux. Un film superbe, avec un Michel Simon d'une sobriété exemplaire!
29 avril 2007
L'Antidote
Film de Vincent de Brus (2005) avec Christian Clavier, Jacques Villeret, Agnès Soral, Annie Grégorio, François Levantal ...
Films de Vincent de Brus déjà vus : aucun.
Qu'on se rassure, le nanar français est loin d'être mort. Voilà un film sans personnalité qui essaie de pêcher des idées un peu partout, sans en avoir une seule à lui. Le scénario ressemble à du Francis Veber, mais sans les dialogues. Le cadrage est digne des "Experts", sauf que là ça donne envie de dégueuler (le chef opérateur a dû essayer toutes les lentilles possibles et le monteur tous les coupages qu'il pouvait faire). Le générique du début s'égare entre du sous-James Bond et du pseudo-Ocean's Eleven. Enfin bref, une merde sans intérêt, avec une morale à la mords-moi-le-noeud, une musique déjà ringarde, un Jacques Villeret qui restera définitivement le con de service, et un manque d'humour flagrant!
Jeux de glaces (They do it with mirrors)
Roman d'Agatha Christie (1952)
Livres d'Agatha Christie déjà lus : Le Meurtre de Roger Ackroyd (1926), Le Crime de l'Orient-Express (1934), A.B.C. contre Poirot (1935), Mort sur le Nil (1937), Dix petits nègres (1939), Les Travaux d'Hercule (1947), Témoin à charge (1948), La Nuit qui ne finit pas (1967).
Quatrième de couverture :
Le sort de Carrie-Louise inspire de vagues inquiétudes à son entourage. À sa soeur Ruth, d'abord, et à son fils. À son troisième mari, Lewis Serrocold. Oui, parce que Carrie-Louise, qui a une fille et en a adopté une autre, a été mariée trois fois avec des hommes eux-mêmes déjà mariés - ce qui fait toute une tripotée de beaux-fils, de belles-filles et de petits-enfants directs ou par alliance.
Tout ce monde vit dans un institut pour jeunes délinquants un peu détraqués. Une maison de fous, dit l'infirmière qui soigne Carrie-Louise avec tant de dévouement. Car, justement, Carrie-Louise souffre d'une étrange maladie qui présente quelque analogie avec un empoisonnement arsenical.
Le drame qui couvait finit par éclater. Mais la vicitme n'est pas celle qu'on aurait cru...
Malgré les quelques livres d'Agatha Christie que j'ai déjà lus, c'est ma première rencontre avec le personnage de Miss Marple. Malheureusement, dans ce livre, loin d'être l'enquêtrice en chef qui mène l'histoire, elle tient plus le rôle de spectatrice plus ou moins passive de toute l'intrigue... ce qui n'annonce pas son rôle dans le dénouement final. Et en ressort un personnage un peu transparent, loin du truculent Hercule Poirot. Malgré cela, on retrouve ce qui fait la force des romans de la reine du crime : un microcosme de riches qui s'adorent tous, mais qui ont tous bizarrement un mobile potentiel pour tuer le personnage central. Whodunit? À vous de le découvrir!
Les Liaisons dangereuses
Roman de Choderlos de Laclos (1782)
Livres de Choderlos de Laclos déjà lus : aucun.
Quatrième de couverture :
La vengeance des femmes est terrible. La marquise de Merteuil a, jadis, été abandonnée par le comte de Gercourt. Elle demande à son ancien amant, Valmont, de séduire la gracieuse et pure Cécile Volanges que le comte doit épouser. Il sera ainsi la risée de Paris. Valmont, don juan toujours en chasse, poursuit un autre but aussi maléfique : il veut séduire, parce qu'il l'aime, une femme célèbre pour son esprit religieux, sa pudeur et sa chasteté, la présidente de Tourvel.
Après avoir vu plusieurs adaptations de ce roman (Les Liaisons dangereuses de Stephen Frears, Valmont de Milos Forman, Sexe Intentions de Roger Kimble, "Les Liaisons dangereuses" de Josée Dayan), je connaissais plutôt bien l'histoire et les personnages. Pourtant, lire ce livre garde quand même un grand intérêt, de par sa forme épistolaire. Même s'il n'est pas exempt de quelques longueurs (notamment la correspondance entre le Vicomte de Valmont et la Présidente de Tourvel), le style et les reliefs psychologiques qui se dégagent de ces lettres sont captivants, notamment en ce qui concerne les perfidies fomentées par le Vicomte de Valmont et Madame de Merteuil, génies de la perversité. Ancêtre du stream of consciousness si cher à Virginia Woolf, les lettres nous permettent de passer de subjectivité en subjectivité, mettant en exergue les causes et les conséquences de ces petits jeux pervers qui occupaient de riches oisifs, qui malheureusement pour eux (mais heureusement pour nous) n'avaient pas la télé!
27 avril 2007
La p'tite ceinture
La p'tite ceinture 3
Vidéo envoyée par mouskaters
Si vous aimez l'humour du grand n'importe quoi, alors la petite ceinture est faite pour vous. Vous pouvez consulter d'autres de leurs vidéos sur DailyMotion, elles sont aussi drôles
25 avril 2007
Mars attacks!
Film de Tim Burton (1996) avec Jack Nicholson, Glenn Close, Annette Bening, Pierce Brosnan, Danny DeVito ...
Films de Tim Burton déjà vus : Pee Wee Big Adventure (1985), Beetle Juice (1988), Batman (1989), Edward aux mains d'argent (1990), Batman, le défi (1992), Ed Wood (1994), Sleepy Hollow (1999), La Planète des singes (2001), Big Fish (2003), Charlie et la chocolaterie (2005), Les Noces funèbres (2005).
Quand Tim Burton décide de rendre hommage aux films d'extra-terrestres de son enfance (du genre La Guerre des mondes de Byron Haskin), il le fait à la sauce Burton! On n'est pas dans la parodie, mais plutôt dans le règlement de compte. Car en plus d'être un film de science-fiction, Mars attacks! doit être le film le plus politique de toute la carrière de Burton. En effet, comment ne pas voir la critique de la politique militaire des Etats-Unis face aux étrangers, cette hypocrisie diplomatique qui veut qu'on reçoit ses amis entouré d'un arsenal à flinguer la Russie entière! Mais ici, loin de ce limiter à l'armée, Burton nous renvoit à la tronche toute la société américaine et son incapacité en temps de crise. Les dirigeants en prennent pour leur grade : le président, l'armée, les scientifiques, les medias... Et aussi les Américains de base, les patriotes décérébrés qui croient en des valeurs qui n'existent que sur le papier. Finalement ceux qui seront vraiment utiles à la société sont les enfants et les adolescents, thème central dans l'oeuvre burtonienne. Ces jeunes sont le futur, et laisse une place pour espérer une société meilleure.
Sans oublier que le film est quand même à se pisser dessus!
24 avril 2007
Quel héros de ciné seriez-vous?
Un petit test intéressant et rigolo. Vous pourriez être surpris du résultat... La preuve, je serais Indiana Jones, alors qu'il n'y a pas plus casanier que moi!
Alors, quel héros de ciné seriez-vous?
21 avril 2007
Les Amants du Capricorne (Under Capricorn)
Film d'Alfred Hitchcock (1949) avec Ingrid Bergman, Joseph Cotten, Michael Wilding, Margaret Leighton, Cecil Parker ...
D'après le roman Under Capricorn de Helen Simpson
Films d'Alfred Hitchcock déjà vus : Les Cheveux d'or (1927), Chantage (1929), The Skin Game (1931), À l'est de Shanghaï (1931), L'Homme qui en savait trop (1934), Les 39 Marches (1935), Quatre de l'espionnage (1936), Agent secret (1936), Jeune et innocent (1937), Une femme disparaît (1938), Rebecca (1940), Soupçons (1941), Cinquième Colonne (1942), L'Ombre d'un doute (1943), La Maison du docteur Edwardes (1945), Les Enchaînés (1946), La Corde (1948), Le Grand Alibi (1950), L'Inconnu du Nord-Express (1951), Le crime était presque parfait (1954), Fenêtre sur cour (1954), La Main au collet (1955), Mais qui a tué Harry? (1955), L'Homme qui en savait trop (1956), Sueurs froides (1958), La Mort aux trousses (1959), Psychose (1960), Les Oiseaux (1963), Pas de printemps pour Marnie (1964), Le Rideau déchiré (1966), L'Etau (1969), Frenzy (1972), Complot de famille (1976).
Hitchcock, le maître du suspense, s'attaque ici au genre du mélodrame. Et on sent qu'il n'est pas forcément à l'aise. On a même du mal à reconnaître sa touche, malgré certains passages typiquement hitchcockiens, tels que le 10-minute shot de l'arrivée de Michael Wilding dans la propriété, le plan sur les rubis dans la main de Joseph Cotten ou le visage d'Ingrid Bergman lors de son empoisonnement ou en reflet dans la fenêtre. On ne peut pas dire que ce soit un mauvais film, c'est juste déroutant. J'ai eu une impression de lenteur et de manque de rythme, jusqu'à ce que je comprenne que c'était dû aux longs plans-séquences. Et pendant ces longues scènes, on voit les personnages parler et parler et parler... alors que s'il y a bien une caractéristique des films d'Hitchcock, c'est qu'ils contiennent très peu de dialogues. À revisionner...
20 avril 2007
Jean-Pierre Cassel
Jean-Pierre Cassel vient de nous quitter à l'âge de 74 ans, des suites d'une longue maladie. Il était connu surtout pour ses rôles de comédies des années 50/60, notamment sous la direction de Philippe de Broca. Il avait été découvert par Gene Kelly, et avait même continué dans la comédie musicale. Je n'ai pas vu beaucoup de ses vieux films, mais je me souviendrai de lui dans L'Armée des ombres de Jean-Pierre Melville, Le Crime de l'Orient-Express de Sidney Lumet, Chouans! de Philippe de Broca, L'Enfer et La Cérémonie de Claude Chabrol, et Casque bleu de Gérard Jugnot. Adieu Jean-Pierre...

