28 juillet 2007
Mes tubes de l'été
Voilà à quoi je carbure en ce moment, entre autres...
20 juillet 2007
¡ Ay caramba !
Comme chaque été depuis dix-huit ans maintentant, Brest vit au rythme des Jeudis du Port. Pendant deux mois, tous les jeudis, on peut assister à des concerts et des spectacles de rue sur le Port de Commerce.
Le programmation de jeudi dernier, c'était Sergent Garcia. Pas trop ma came, mais bon, j'avais envie de sortir, donc j'ai rejoint Julie et Fanny. Le problème des concerts en plein air en Bretagne, c'est qu'ils sont tributaires des aléas météorologiques, et là, vu qu'il faisait beau, on a pu admirer les 3/4 de la jeunesse brestoise réunie sur le port. Assez impressionnant. À peine arrivés à l'entrée du port, Julie me demande "Tu prends une bière?", et moi je dis "Ouais!", ne pensant pas vraiment au peu de place que les deux que je venais de boire lui laisseraient. Nos consommations en main, on s'approche (on tente, en tout cas) de la scène pour voir donc le groupe, qui avait déjà commencé depuis quelques minutes. Peu à peu, mes a priori s'estompaient à l'écoute des notes cubaines qui prenaient possession de mon corps et de mon cerveau embiéré. Je mettais ça dans un style ragga agaçant, et en fait non. C'est plein de mélanges musicaux colorés, de la salsa au reggae. Le public suivait, la choriste gérait... une très bonne énergie!!!
En même temps, les Jeudis du Port, c'est souvent l'occasion de découvrir beaucoup de choses, étant donné qu'à part ce qui sort en radio, je ne fais pas beaucoup d'efforts pour aller à la rencontre de ceux qui font de la musique sur scène. La preuve en est que l'année dernière, j'y avait découvert The Infadels, groupe qui ma laissé sur le cul de mes oreilles tellement c'était bon, et que leur album tourne encore régulièrement sur ma platine. Le seul bémol que je mettrais au concert des Sergent Garcia, c'est qu'ils n'ont pas pu s'empêcher, en bon groupe de reggae, de faire une chanson contre la guerre dans le monde. Oui, on sait, la guerre c'est pas bien, ça tue les gens. Par contre, pour faire des chansons engagées sur des vrais problèmes de société, comme les vieilles qui font leurs courses le vendredi soir et qui font chier tout le monde, alors là y'a plus personne! On fait moins les malins, hein?
Les Jeudis du Port, c'est aussi l'occasion de jeter un regard détaché et concupiscent sur la faune de la jeunesse brestoise. Oui, les ados, ça me fascine! Nous avions donc une majorité de jeunes pétés comme des coings, qui braillent dans
tous les sens et dansent sur du n'importe quoi (surtout entre les morceaux). Nous avions aussi le gothique (oui, malheureusement pour lui, il était tout seul!) de service, manteau noir, moon boots et maquillage de The Crow ; les jeunes donzelles habillées en poshpoufs (serre-tête et ballerines dorées obligatoires!) qui viennent glousser en regardant les garçons ; les punks à chiens, figures emblématiques de concerts ; le mec super-bourré et super-relou qui emmerde tout le monde... On a rencontré aussi un mec qui nous a invités à lui faire un baise-main pour gagner un voyage. Je suis pas sûr que je devrais commencer à faire mes bagages, moi...
Au bout d'un petit moment (soit 4 bières plus tard), j'avais comme un petit creux, et hop direction la baraque à frites belges. Là le mec il m'a servi un sandwich steak avec une tonne (et j'insiste sur le mot "tonne") de frites, absolument délicieuses, mais super-pas pratiques à manger dans son emballage! J'ai même dû lui demander un mode d'emploi pour savoir comment accéder jusqu'au steak. Là j'ai rencontré Mel, ptite jeune super-mimi, super-à l'aise car super-bourrée, avec qui j'ai échangé deux mots. Puis j'ai vu Ivane, une ancienne cliente avec qui je m'entendais bien. Puis retour aux filles, qui avaient rencontré deux mecs (enfin, quelque chose me dit que c'est les deux mecs qui ont fait le déplacement...), nommé Jean-Yves et Jacques. Non, ils n'étaient pas retraités, ils avaient 20 ans, et portait des prénoms dont on avait déjà honte en 1987! Après une invitation déguisée au sexe ("Ca vous dit de venir boire un coup à la maison?" Ouais, c'est ça!), nous les avons plantés là, pour rejoindre l'Arizona Café, notre fief.
Sur le trajet, j'ai été pris d'une irrémédiable envie de pisser, vous savez, celle qui partirait toute seule si vous aviez le malheur de vous arrêter de marcher ne serait-ce qu'une seconde!Mais comme je ne suis pas un sauvage, il me fallait le bon arbre bien caché pour assouvir mon envie, sinon on apprécie qu'à moitié cette expérience libératrice. C'est donc dans un petit coin du Square Kennedy que j'ai pu me libérer de quelques litres en moins, et ainsi rejoindre les filles, qui étaient parties dans leur coin secret pour les mêmes raisons, mais malheureusement en emportant mon sandwich! Après un coup de fil, je les ai retrouvés, elles et mon repas, et on a repris la routé, beaucoup plus légers.
L'Arizona Café, ça fait dix ans qu'on y va. Anciennement cabaret où l'on a découvert des groupe du coin (notamment les débuts de Matmatah), le bar est devenu une sorte de boîte de nuit gratuite, repère de pochasses en tout genre... et c'est pour ça qu'on l'aime! On a donc bougé, dansé, sautillé au son des tubes de l'Arizo, parce qu'il faut bien avouer qu'ils changent rarement leur playlist.
C'était aussi l'occasion de rencontrer des gens, comme ce mec de Haute-Savoie (dont le nom nous restera à jamais inconnu) qui était super-content de parler à des Bretons, même si je ne comprends pas vraiment ce qu'on a d'exceptionnel. Puis on
a rencontré deux copains du mec de Fanny, Philippe et Denis, à savoir M. Hip-Hop et M. Salsa. Oui, deux danseurs qui nous ont bien faits marrer et foutu la honte en danse tellement ils gèrent. J'ai bien cru qu'ils allaient nous faire un numéro de break-dance en plein milieu du bar! En tout cas, respect! Le summum de la soirée a quand même été le moment où s'est tous retrouvés à danser une Macarena. Oui, vous avez bien entendu, on a dansé la Macarena! Et on s'est bien fendu la poire! Je pense que les bières et la vodka caramel y étaient un peu pour quelque chose...
On est rentrés chez nous, à 5h du mat', fourbus, mais bien heureux tout de même!
18 juillet 2007
Chose promise, chose due.
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Ever-Heaven (Yoyo pour les intimes) m'a invité à répondre à un questionnaire. J'ai accepté, mais heureusement que je ne lui ai fixé aucun délai, il serait encore devant son écran à attendre mon message, avec les yeux rouges d'un lapin albinos! Malheureusement pour lui, il est actuellement à Londres (enfin, y'a pire comme malheur!), et ne pourra donc pas apprécier tout de suite mon génie dans un exercice imposé!
Règlement : Chaque personne décrit sept choses sur elle-même, celles qui ont été taggées doivent écrire sur leur blog sept choses qui les décrivent ainsi que le règlement. Elles doivent ensuite tagger sept personnes, les énumérer sur leur blog puis leur laisser un message les invitant à venir lire ce règlement.
Tout d'abord, je tiens à remercier Yoyo de n'avoir "taggé" que moi, son univers bloguesque étant des plus limités. Pensez si j'avais le choix! Je ne prendrais jamais le risque de dire non à un ado, on ne peut jamais prévoir les conséquences!
1. Mon intelligence : Seule chose en moi en laquelle j'ai toujours cru. Personne ne pourra jamais me faire croire le contraire. Attention, je n'entends pas par là que je suis plus intelligent que quelqu'un d'autre, je ne fais aucune comparaison. Je dis juste que je suis intelligent, au même titre que je peux dire que j'ai les yeux marron. Et puis le premier qui me traite de prétentieux, je lui ferais voir à ce petit crétin écervelé!
2. Ma lâcheté : Je suis d'une couardise sans nom. Non seulement j'ai du mal à assumer ce que je suis ou fais (enfin, tout dépend des domaines), mais j'ai peur de tout, en particulier de tout ce qui est nouveau et que je ne connais pas déjà (oh le beau pléonasme!). Il me faut toujours trois ans pour oser faire quelque chose, en particulier dans les domaines où je sais que je pourrais être jugé ou dans lesquels je sens que j'ai quelque chose à prouver, parce qu'ils me tiennent à coeur. J'ai aussi une fâcheuse tendance à éviter les conflits. Ce qui fait que je n'ouvre pas toujours ma gueule quand il le faudrait, ce qui peut me faire passer pour quelqu'un de passif ou d'hypocrite, au mieux de "mec pas chiant".
3. Mon ironie : Volontairement, je n'utilise pas le mot humour, car nombreuses sont les situations où j'ai une réplique amère à balancer, alors qu'elle n'est pas forcément drôle. C'est juste que je ressens le besoin d'appréhender toutes les situations sous le biais du sarcasme. Une façon bien pratique d'éviter toute chose sérieuse qui me fait peur ou me met mal à l'aise. Il arrive que ces répliques soient maladroites et fassent du mal aux gens. Dans ce cas-là, je voudrais mourir sur place tellement je me sens mal.
4. Ma mauvaise foi : Défaut que nous avons tous plus ou moins, j'ai un énorme mal à avouer que j'ai tort. Quand je sens que quelqu'un essaie de me démontrer le contraire de ma théorie, ou je me refnerme dans ma coquille pour éviter un conflit (cf. Paragraphe 2) ou je biaiserais par un trait d'humour, histoire que tout le monde soit content et quitte, et qu'on oublie bien vite cette histoire. Ce chapître comprend également la fausse modestie et la prétention. Ayant du mal à assumer certains de mes défauts, je jouerai la carte du mec fier d'avoir ce défaut et qui le revendique, comme un vrai connard. À l'inverse, j'ai aussi du mal à accepter les compliments. Ils me mettent mal à l'aise, me font facilement pleurer, et j'ai toujours du mal à admettre que ces personnes le pensent vraiment. Car je prends un compliment comme une responsabilité. Si une personne, par exemple, me dit qu'elle me trouve un talent quelconque, je vais prendre cette phrase comme une obligation de démontrer ce talent, ce qui me mets face à moi-même et me bloque.
5. Ma fainéantise : Alors là, gros handicap dans ma vie. J'ai une tendance à repousser toujours jusqu'au dernier moment la moindre de mes entreprises, et à en faire le minimum syndical. J'ai vraiment du mal à m'investir à fond dans quelque chose. Certains diront que je n'ai pas encore trouvé ma voie. Mais bon, y'en a quand même qui sont bosseurs dans tout ce qu'il font. Je suis le spécialiste pour trouver autre chose à faire, passer le temps, buller, rêvasser... Tout ce qui peut me permettre d'éviter de travailler à fond. Et encore, quand je travaille, j'ai une fâcheuse tendance à rester en surface (commentaires de ma prof de philo). Je ne prends jamais le temps d'aller jusqu'au bout, malgré mes putains de capacités et mon foutu potentiel.
6. Ma fidélité : En amitié, je suis du genre à vous coller aux basques. J'ai énormément de mal à me dire que les amis, ça peut venir et repartir dans la vie. Alors je fais tout pour être présent dans la vie de mes amis, quitte à être un peu envahissant. Je n'ai quand même pas gardé tous mes amis depuis que j'ai trois ans, mais mes vrais amis, je fais tout pour entretenir notre relation, si je sens que c'est réciproque. Phénomène probabalement dû à mon absence d'ami pendant de longues années de mon enfance. Cela peut avoir pour conséquence une certaine jalousie. J'ai du mal à accepter quand j'apprends que des personnes que je connais se sont rencontrées sans moi. Je pardonne et j'oublie facilement, mais ça me fait mal sur le coup. Et en amour... j'ai jamais eu le temps d'essayer!
7. Ma mégalo : J'ai grandi avec cette idée qu'un jour, je serai quelqu'un de connu et reconnu, en tant qu'acteur ou chanteur. Je ne chante pas spécialement bien (enfin, pas de quoi passer dans "Le Hit des Inoubliables", non plus!), et j'ai jamais intégré une école de théâtre. Mon orgueil me fait croire que j'y arriverai facilement, alors que je suis conscient qu'il faut travailler énormément pour réussir. Un peu schizo, parfois! Disons que j'ai toujours eu cette impression que je suis fait pour être remarqué, et c'est en général ce que je fais, consciemment ou non. Il se passera toujours quelque chose qui fait que je me ferai remarquer! Parfois c'est profiteur, parfois non.
J'ai essayé de faire assez sincère et personnel, pour éviter ma couleur préférée, ou le poids de chocolat que j'ingurgite en une année, ou de vous raconter ma première cuite. Enfin, si vous voulez savoir, je peux toujours vous raconter! Elalyse, tu as bien compris que c'est là le travail dont je te parlais, donc tu vas t'y coller, ma vieille! JP, ça ne peut que t'amuser, toi qui adores les tests, donc fais-toi plaisir. Arnaud et Giovanna, dès que vous passez par là, vous n'aurez pas le choix, je veux tout savoir de vous (enfin, ce que je ne sais pas encore!). Burette, j'aimerais vraiment te voir jongler avec cet exercice imposé, le résultat sera sûrement excellent. Je laisse les deux dernières places aux gens de passage qui voudront bien s'y coller, mais dans ce cas-là, obligation de me prévenir!![]()
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14 juillet 2007
Addiction cistique
Cela fait 6 mois que j'en parle ici de temps en temps, en vous promettant de vous expliquer, sans jamais le
faire. Aujourd'hui, jour de bonnes résolutions, je décide donc de pallier à ce manque.
Les cistes, qu'est-ce que c'est???
Les cistes est un jeu, qui a pour but de vous faire découvrir votre région ou une autre, sur le mode de la chasse au trésor. Si vous voulez des explications claires, c'est par ici, sinon je vais essayer de m'y coller moi-même.
Le jeu des cistes s'inspire d'une activité américaine, le geocaching (qui existe aussi en France). Le principe en est que, en suivant des coordonnées GPS, des joueurs peuvent retrouver un endroit. En France, le GPS étant beaucoup moins popularisé, même si en constante progression, un habitué des chasses aux trésor, Max Valentin, a l'idée de remplacer les coordonnées GPS par une énigme. Ainsi est né le jeu des cistes.
Mais concrètement, comment ça se passe? Tout d'abord vous vous inscrivez sur le site de www.cistes.net, puis vous allez voir votre région et votre département. Là vous sélectionnez les cistes qui sont susceptibles de vous intéresser, soit par leur titre ou leur localisation. À l'écran apparaissent plusieurs infos, comme la date, le cacheur, la liste des objets, etc. Lorsque vous vous êtes inscrit sur une ciste, vous recevez l'énigme correspondant dans votre boîte mail. Cette énigme vous permettre de localiser précisément, et de trouver la ciste.
Mais la ciste, c'est quoi? La ciste est une petite boîte de taille variable (cela peut aller de la boîte de pellicule photo et une grosse boîte à gâteaux) qui contient des objets de peu de valeur. Ce n'est donc pas un vrai trésor au sens littéral du terme. Le but est de trouver cette boîte (grâce à l'énigme), de faire un échange d'objet (un objet contre un autre), de remettre la boîte à sa place. Quelques règles en ce qui conerne la boîte : celle-ci doit être parfaitement étanche. Elle est souvent enfermée dans un sac de poubelle afin d'être mieux protégée. La boîte contient souvent (c'est même conseillé) un carnet ainsi qu'un stylo/crayon, afin que les joueurs qui trouvent cette ciste laissent leurs impressions ou notent leur échanges piur les joueurs suivants.
Une fois que vous avez trouvé la ciste, il faut retourner sur le site, inscrire son échange, et voilà, le tour est joué. Si vous avez l'esprit de compétition, vous pouvez consulter votre palmarès, ainsi que ceux des autres joueurs.
Si on résume, c'est vrai que les cistes, c'est juste aller chercher des boiboites dans la nature. Mais je vous assure que c'est très prenant, et vraiment passionnant. J'ai découvert des endroits sublimes dont je ne soupçonnais pas l'existence, et pas si loin de chez moi. Je peux vous assurer que depuis que je joue, je connais mon département comme ma poche!
Alors vous aussi, tentez l'expérience!!!
La scission!
Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous quitter définitivement (oui, vous, mes deux lecteurs réguliers!). J'ai tout simpl
ement décidé de scinder ce blog en plusieurs parties, donc de créer plusieurs blogs, afin d'approfondir mes commentaires que je trouve de plus en plus superficiels. Ca m'obligera à me casser le cul, comme on dit dans le Bouchonnois.
Donc, vous trouverez un blog consacré à la littérature, un autre au ciné, et probablement un troisième dédié aux cistes, dont je n'arrête pas de parler sans vous expliquer ce que c'est! Prochain sujet, promis!!!
Ainsi vous pourrez toujours découvrir ici mes blablas de tous les jours, mais
également mes propos musicaux. N'étant pas un spécialiste et n'écoutant la musique qu'avec le coeur, je ne me sens pas de consacrer un blog entier aux chansons que j'écoute.
Dans cette configuration, les gens qui s'en foutent royalement des bouquins que je lis pourront y échapper, et ceux qui n'en ont rien à carrer du ciné pourront toujours s'en tamponner le coquillard!
Dans la logique, je mettrai un peu plus de posts dans chacun, donc ne venez pas vous plaindre si je deviens envahissant!
A bientôt les loulous!
PS : JP, je te passe la commande de deux bannières au moins, comme tu l'auras compris, l'une consacrée à la littérature, l'autre au ciné, mais sans ma trombine! Je te laisse le champ libre, je te fais confiance! Enfin, dès que tu le peux, je sais que tes vacances sont sacrées...
12 juillet 2007
Le Monde de Narnia : Le Cheval et son écuyer (The Chronicles of Narnia : The Horse and His Boy)
Roman de C.S. Lewis (1954)
Livres de C.S. Lewis déjà lus : Le Lion, la Soricère blanche et l'Armoire magique (1950), Le Neveu du magicien (1955).
Quatrième de couverture :
Shasta, maltraité par le pêcheur qui l'a recueilli et élevé, quitte le
pays de Calormen en compagnie de Bree, un cheval doué de parole. Ils
n'ont qu'un espoir : rejoindre le merveilleux royaume de Narnia... En
chemin, ils rencontrent une jeune fille de noble naissance, Aravis, qui
fuit un mariage forcé. D'aventure en aventure, les deux héros
perceront-ils le mystère qui entoure la naissance de Shasta?
Je ne sais pas si c'est le fait de les lire à la suite les uns des autres, mais j'ai vraiment peiné pour finir ce volume. Le fait est qu'il éloigne le lecteur de l'univers de Narnia, car bien que les héros soient originaires du monde enchanté, ils n'y arrivent que dans le dernier chapitre. Donc autant dire que Le Cheval et son écuyer comporte très peu de magie. Le livre laisse une grande sensation d'ennui, le récit étant très
linéaire et laissant peu de place à l'imprévu et aux surprises. Toute la première partie du roman (les deux premiers tiers) est destinée au périple de nos jeunes personnages pour rejoindre Narnia, puis la dernière partie est consacrée à une bataille entre les gens de Calormen et le Pays d'Archenland, frontalier de Narnia, épisode qui éveille enfin l'intéret du lecteur! Dans sa volonté de vouloir raconter des histoires pour enfants, Lewis en a oublié d'insuffler un peu d'insolence dans ses romans. Les personnages sont trop lisses, le ton trop moralisateur, et l'histoire trop plate... tout ce qu'a réussi à éviter J.K. Rowling! Sur ce, je crois que je vais faire une pause narnienne, et partir à l'asaut d'autres auteurs. Peut-être l'occasion de découvrir le film adapté de C.S. Lewis...
Barbarella
Film de Roger Vadim (1968) avec Jane Fonda, John Phillip Law, Anita Pallenberg, Milo O'Shea, David Hemmings ...
D'après la bande-dessinée Barbarella de Jean-Claude Forest et Claude Brulé
Films de Roger Vadim déjà vus : Et Dieu... créa la femme (1956), Le Vice et la vertu (1963).
S'il fallait ne retenir qu'un film représentatif du mouvement flower power et de l'amour libre, ce pourrait être Barbarella, qui transpire la swinging pop et le psychédélique dans ses moindres détails, que ce soit dans les décors, les costumes, les accessoires, les coiffures, les sons et la musique. Dans ce film tout en moumoute et en plexiglass, Barbarella, officiellement en quête d'un dissident terrien créateur de bombes dans un monde en paix, va surtout suivre un chemin plus ou moins inititique sur lequel elle rencontrera l'amour physique sous toutes ses formes, qu'il soit bestial, cérébral, pur ou sapphique. Roger Vadim met ici en scène sa femme de l'époque (voire du moment), Jane Fonda, toute en choucroute brigittebardotienne et tenues échancrées jusqu'aux nibards, véritable fantasme sur pattes. Bien que poursuivant une mission, la belle reste dans une position très passive pendant tout le
film. Roger Vadim avait besoin d'exposer ses femmes comme des trophées et des objets de désirs. Et s'il a bien créé une deuxième icône du cinéma après la Brigitte Bardot de Et Dieu... créa la femme, il ne rend pas vraiment hommage à la femme moderne en vogue à l'époque.
Ce qu'on peut retenir de Barbarella quarante ans après, c'est que seules les années 60 ont pu créer des oeuvres aussi décousues, décalées et bourrées de charme à la fois. On peut même se demander si l'apparition de Barbarella au cinéma n'a pas inventé la notion de kitsch...
Note qui sert à rien : C'est de ce film que le groupe Duran Duran tire son nom.
06 juillet 2007
Le Monde de Narnia : Le Lion, la Sorcière Blanche et l'Armoire magique (The Chronicles of Narnia : The Lion, the Witch and ...
... the Wardrobe)
Roman de C.S. Lewis (1950)
Livres de C.S. Lewis déjà lus : Le Neveu du magicien (1955)
Quatrième de couverture :
Quatre enfants, Peter, Edmund, Susan et Lucy, éloignés de Londres à la
suite des raids aériens, pendant la Seconde guerre mondiale, trouvent
refuge chez un vieux professeur quelque peu excentrique. Au cours d'une
partie de cache-cache, Lucie pénètre dans une armoire. Elle s'enfonce
au milieu des vêtements qui, insensiblement, deviennent les arbres
d'une forêt. C'est ainsi qu'elle découvre, pour la première fois, le
monde magique et merveilleux de Narnia, où les animaux peuvent parler et sur
lequel règne la terrible Sorcière Blanche.
Premier vrai volume des Chroniques de Narnia, Le Lion, la Sorcière Blanche et l'Armoire magique nous fait découvrir Narnia alors que la Sorcière Blanche y règne déjà. Sur un ton beaucoup plus aventureux que Le Neveu du magicien, qui se voulait plus loufoque, Lewis nous entraîne dans un monde où l'hiver perdure indéfiniment, sans qu'on puisse jamais fêter Noël. Un monde froid et mort, qui laisse poindre une part de
magie qui fera bouger les choses, notamment grâce à l'apparition du lion Aslan, détenteur du pouvoir absolu. Mais les enfants héros de ce volume ne sont pas que spectateurs. En effet, l'auteur les utilise afin de discerner les notions de bien et de mal, mais surtout dans un but de les responsabiliser. Un roman didactique, donc, en plus de nous faire voyager à travers un monde merveilleux. On remarque plus ici le rapprochement de Lewis avec J.R.R. Tolkien dans la création d'un univers complètement imaginaire, plein de crétures qui hantent notre inconscient collectif.
Hope Springs (id)
Film de Mark Herman (2003) avec Colin Firth, Heather Graham, Minnie Driver, Mary Steenburgen, Frank Collison ...
D'après le roman New Cardiff de Charles Webb
Films de Mark Herman déjà vus : Les Virtuoses (1998).
Rarement un film m'aura laissé une telle impression de vide. Il ne se passe absolument rien d'intéressant dans ce film. Pourtant adapté d'un roman de Charles Webb, l'auteur du Lauréat, et
bien qu'il y ait effectivement une intrigue, il y a quelque chose qui fait qu'on ne rentre pas dans le film. Il n'y a absolument rien de nouveau, on a même l'impression de déjà vu (et pas seulement les références au Lauréat et à Titanic). Bref, le vide intégral!
05 juillet 2007
Le Monde de Narnia : Le Neveu du magicien (The Chronicles of Narnia : The Magician's Nephew)
Roman de C.S. Lewis (1955)
Livres de C.S. Lewis déjà lus : Le Lion, la sorcière blanche et l'armoire magique (1950).
Quatrième de couverture :
La vie londonienne des années 1900 ne semble pas très amusante à Polly.
Elle fait heureusement la connaissance de son voisin, Digory, dont la
mère est malade et l'oncle un peu fou.. Ce dernier va forcer les
enfants à lui servir de cobayes : il veut les envoyer dans un autre
monde, dont il ne connaît pas encore grand-chose. Il n'a bien sûr
aucune idée des conséquences innombrables de cette expérience, ni de la
naissance de Narnia...
Cela faisait un petit moment que j'avais acheté ce volume qui regroupe toutes les Chroniques de Narnia. La dernière fois que je l'ai attaqué, je n'ai pas pu dépasser le début du troisième tome. Qu'à cela ne tienne! Je le lirai en entier, coûte que coûte! Donc ce volume commence par Le Neveu du magicien, dans lequel on assiste à la création de monde de Narnia. Sauf qu'en fait, ce livre a été écrit après les autres, mais avant le dernier volume de la série (vous suivez?). Donc ce serait plus un prequel à la saga, ce qui explique que l'auteur peut faire des allusions aux épisodes qui suivront dans les autres livres. Celui-ci se passe dans une Angleterre début de siècle, ambiance Princesse Sarah. Le jeune Digory et son amie Polly sont victimes de la magie de son oncle, qui les envoie dans un monde parallèle, qui lui-même est une porte d'accès à pleins de
mondes différents. On y rencontre déjà celle qui deviendra la Sorcière Blanche, mais aussi Aslan, le lion créateur du monde de Narnia.
Ces aventures ayant débarqué en France après le phénomène Harry Potter, mais pourtant grand succès d'un demi-siècle dans les pays anglo-saxons, il est dur de ne pas faire de comparaison. Au niveau du style, J.K. Rowling insuffle plus facilement une notion d'aventures dans ses mots. Le style de Lewis est plutôt plat, même s'il faut accuser ses cinquante ans. Par contre, il crée un univers original, à la croisée de J.R.R. Tolkien (dont il était une des meilleurs amis) et Roald Dahl. Spécialiste du Christianisme, Lewis ne peut s'empêcher de disséminer des valeurs morales par-ci par-là dans le roman, ce qui lui donne un côté un peu trop didactique. Mais la magie opère quand même.
Next!
Note qui sert à rien : Si vous aussi, vous voulez vous lancer dans l'épopée fantastique, évitez de donner votre prénom et trouver des initiales qui vous plaisent. Ainsi vous pourrez marcher sur les trace C.S. Lewis, J.R.R. Tolkien ou J.K. Rowling!

