12 juillet 2007
Le Monde de Narnia : Le Cheval et son écuyer (The Chronicles of Narnia : The Horse and His Boy)
Roman de C.S. Lewis (1954)
Livres de C.S. Lewis déjà lus : Le Lion, la Soricère blanche et l'Armoire magique (1950), Le Neveu du magicien (1955).
Quatrième de couverture :
Shasta, maltraité par le pêcheur qui l'a recueilli et élevé, quitte le
pays de Calormen en compagnie de Bree, un cheval doué de parole. Ils
n'ont qu'un espoir : rejoindre le merveilleux royaume de Narnia... En
chemin, ils rencontrent une jeune fille de noble naissance, Aravis, qui
fuit un mariage forcé. D'aventure en aventure, les deux héros
perceront-ils le mystère qui entoure la naissance de Shasta?
Je ne sais pas si c'est le fait de les lire à la suite les uns des autres, mais j'ai vraiment peiné pour finir ce volume. Le fait est qu'il éloigne le lecteur de l'univers de Narnia, car bien que les héros soient originaires du monde enchanté, ils n'y arrivent que dans le dernier chapitre. Donc autant dire que Le Cheval et son écuyer comporte très peu de magie. Le livre laisse une grande sensation d'ennui, le récit étant très
linéaire et laissant peu de place à l'imprévu et aux surprises. Toute la première partie du roman (les deux premiers tiers) est destinée au périple de nos jeunes personnages pour rejoindre Narnia, puis la dernière partie est consacrée à une bataille entre les gens de Calormen et le Pays d'Archenland, frontalier de Narnia, épisode qui éveille enfin l'intéret du lecteur! Dans sa volonté de vouloir raconter des histoires pour enfants, Lewis en a oublié d'insuffler un peu d'insolence dans ses romans. Les personnages sont trop lisses, le ton trop moralisateur, et l'histoire trop plate... tout ce qu'a réussi à éviter J.K. Rowling! Sur ce, je crois que je vais faire une pause narnienne, et partir à l'asaut d'autres auteurs. Peut-être l'occasion de découvrir le film adapté de C.S. Lewis...
06 juillet 2007
Le Monde de Narnia : Le Lion, la Sorcière Blanche et l'Armoire magique (The Chronicles of Narnia : The Lion, the Witch and ...
... the Wardrobe)
Roman de C.S. Lewis (1950)
Livres de C.S. Lewis déjà lus : Le Neveu du magicien (1955)
Quatrième de couverture :
Quatre enfants, Peter, Edmund, Susan et Lucy, éloignés de Londres à la
suite des raids aériens, pendant la Seconde guerre mondiale, trouvent
refuge chez un vieux professeur quelque peu excentrique. Au cours d'une
partie de cache-cache, Lucie pénètre dans une armoire. Elle s'enfonce
au milieu des vêtements qui, insensiblement, deviennent les arbres
d'une forêt. C'est ainsi qu'elle découvre, pour la première fois, le
monde magique et merveilleux de Narnia, où les animaux peuvent parler et sur
lequel règne la terrible Sorcière Blanche.
Premier vrai volume des Chroniques de Narnia, Le Lion, la Sorcière Blanche et l'Armoire magique nous fait découvrir Narnia alors que la Sorcière Blanche y règne déjà. Sur un ton beaucoup plus aventureux que Le Neveu du magicien, qui se voulait plus loufoque, Lewis nous entraîne dans un monde où l'hiver perdure indéfiniment, sans qu'on puisse jamais fêter Noël. Un monde froid et mort, qui laisse poindre une part de
magie qui fera bouger les choses, notamment grâce à l'apparition du lion Aslan, détenteur du pouvoir absolu. Mais les enfants héros de ce volume ne sont pas que spectateurs. En effet, l'auteur les utilise afin de discerner les notions de bien et de mal, mais surtout dans un but de les responsabiliser. Un roman didactique, donc, en plus de nous faire voyager à travers un monde merveilleux. On remarque plus ici le rapprochement de Lewis avec J.R.R. Tolkien dans la création d'un univers complètement imaginaire, plein de crétures qui hantent notre inconscient collectif.
05 juillet 2007
Le Monde de Narnia : Le Neveu du magicien (The Chronicles of Narnia : The Magician's Nephew)
Roman de C.S. Lewis (1955)
Livres de C.S. Lewis déjà lus : Le Lion, la sorcière blanche et l'armoire magique (1950).
Quatrième de couverture :
La vie londonienne des années 1900 ne semble pas très amusante à Polly.
Elle fait heureusement la connaissance de son voisin, Digory, dont la
mère est malade et l'oncle un peu fou.. Ce dernier va forcer les
enfants à lui servir de cobayes : il veut les envoyer dans un autre
monde, dont il ne connaît pas encore grand-chose. Il n'a bien sûr
aucune idée des conséquences innombrables de cette expérience, ni de la
naissance de Narnia...
Cela faisait un petit moment que j'avais acheté ce volume qui regroupe toutes les Chroniques de Narnia. La dernière fois que je l'ai attaqué, je n'ai pas pu dépasser le début du troisième tome. Qu'à cela ne tienne! Je le lirai en entier, coûte que coûte! Donc ce volume commence par Le Neveu du magicien, dans lequel on assiste à la création de monde de Narnia. Sauf qu'en fait, ce livre a été écrit après les autres, mais avant le dernier volume de la série (vous suivez?). Donc ce serait plus un prequel à la saga, ce qui explique que l'auteur peut faire des allusions aux épisodes qui suivront dans les autres livres. Celui-ci se passe dans une Angleterre début de siècle, ambiance Princesse Sarah. Le jeune Digory et son amie Polly sont victimes de la magie de son oncle, qui les envoie dans un monde parallèle, qui lui-même est une porte d'accès à pleins de
mondes différents. On y rencontre déjà celle qui deviendra la Sorcière Blanche, mais aussi Aslan, le lion créateur du monde de Narnia.
Ces aventures ayant débarqué en France après le phénomène Harry Potter, mais pourtant grand succès d'un demi-siècle dans les pays anglo-saxons, il est dur de ne pas faire de comparaison. Au niveau du style, J.K. Rowling insuffle plus facilement une notion d'aventures dans ses mots. Le style de Lewis est plutôt plat, même s'il faut accuser ses cinquante ans. Par contre, il crée un univers original, à la croisée de J.R.R. Tolkien (dont il était une des meilleurs amis) et Roald Dahl. Spécialiste du Christianisme, Lewis ne peut s'empêcher de disséminer des valeurs morales par-ci par-là dans le roman, ce qui lui donne un côté un peu trop didactique. Mais la magie opère quand même.
Next!
Note qui sert à rien : Si vous aussi, vous voulez vous lancer dans l'épopée fantastique, évitez de donner votre prénom et trouver des initiales qui vous plaisent. Ainsi vous pourrez marcher sur les trace C.S. Lewis, J.R.R. Tolkien ou J.K. Rowling!
30 juin 2007
Paulette et Roger
Roman de Daniel Picouly (2001)
Livres de Daniel Picouly déjà lus : Le Champ de personne (1995), L'Enfant léopard (1999), La Treizième Mort du chevalier (2003), Le Coeur à la craie (2005), Un beau jeudi pour tuer Kennedy (2006).
Quatrième de couverture :
En novembre 1943, le narrateur est parachuté sur la France occupée, du côté de Vauzelles, dans le Morvan. Circonstances singulières : il a l'air d'avoir douze ou treize ans, mais, en réalité, il ne naîtra que cinq ans plus tard.
Qui n'a rêvé de savoir ce qui s'est passé avant lui, et de quelle histoire d'amour il est issu? Ce rêve, la magie du roman permet ici à l'auteur de L'Enfant léopard (Prix Renaudot 1999) de le réaliser. Il va assister au mariage de Paulette, veuve, neuf enfants, et de Roger, Martiniquais de Tarbes, de sept ans son cadet. Il va trembler pour ce "P'pa" lancé dans l'aventure de la Résistance. Et ce garçon en culottes courtes va nous montrer l'Occupation et la guerre comme nous ne les avons jamais vues...
Toujours dans sa veine autobiographique romancée, mais ici en trichant avec la chronologie, et même les possibilités scientifiques du temps, Picouly réalise donc un fantasme qui a dû traverser la tête de nombreux enfants, à savoir comment vivaient et étaient ses parents avant sa propre naissance. Ce parti pris do
nne un roman passionnant, drôle (l'écriture de Picouly est toujours un réel plaisir pour les yeux et les oreilles, digne descendant de Prévert ou de Queneau), mais surtout une impression de rêve pendant toute l'histoire. En effet, le narrateur peut se permettre de passer d'un épisode de la vie de ses parents à un autre sans liaison géograhique et temporelle, juste par le biais des associations d'idées et des digressions. La présence de ce personnage, garçon d'une douzaine d'années, présent et actif dans l'histoire, sans pour autant créer des conséquences qui pourraient être fâcheuses pour le futur, notamment sa naissance. (Souvenez-vous de l'effet boule de neige dans Retour vers le futur!), nous donne un regard omniscient et cocasse sur les événements. Picouly nous livre ici une véritable déclaration d'amour à ses parents, à la vie et à l'imagination.
08 juin 2007
Debout les morts
Roman de Fred Vargas (1995)
Prix Mystère de la Critique
Livres de Fred Vargas déjà lus : Un peu plus loin sur la droite (1996), L'Homme à l'envers (1999), Pars vite et reviens tard (2001).
Quatrième de couverture :
Un matin, la cantatrice Sophia Siméonidis découvre, dans son jardin, un
arbre qu'elle ne connaît pas. Un hêtre.
Qui l'a planté là? Pourquoi?
Pierre, son mari, n'en a que faire. Mais la cantatrice, elle,
s'inquiète, en perd le sommeil, finit par demander à ses voisins, trois
jeunes types un peu déjantés, de creuser sous l'arbre, pour voir si...
Quelques semaines plus tard, Sophia disparaît tandis qu'on découvre un
cadavre calciné. Est-ce le sien? La police enquête. Les voisins aussi.
Sophia, ils l'aimaient bien. L'étrange apparition du hêtre n'en devient
que plus énigmatique.
Au cas quelqu'un ne le saurait pas encore, je suis devenu fan de Fred Vargas il y a voici quelques mois. Le problème, c'est que je lis ses romans un peu dans n'importe quel ordre, et même si on peut apprécier chaque histoire individuellement avec plaisir, on passe un peu à côté de l'évolution des personnages. C'est pas grave : je les relirai tous un jour, et dans l'ordre, quand je les aurai tous! (ah, les bonnes résolutions...)
Ce roman est consacré aux trois personnages truculents que j'ai déjà rencontrés dans Un peu plus loin sur la droite et Pars vite et reviens tard, ceux qu'on appelle "Les Evangélistes" : Marc, alias Saint-Marc, Mathias, alias Saint-Mathieu, et Lucien, alias Saint-Luc, tous trois hauts étudiants en histoire, mais chacun ayant sa période de prédilection. Ce trio, accompagné de Vandoosler, le parrain de Marc et ex-flic pourri, forment la bonne équipe qui s'attaque à cette curieuse disparition de leur voisine cantatrice. Une fois de plus, Vargas arrive à passionner son lecteur avec des personnages adorables et pourtant énigmatiques. Un roman parisien qui a des petits airs de province... Du grand Vargas!
29 mai 2007
Fritz Lang : Le meurtre et la loi
Biographie de Michel Ciment (2003)
Livres de Michel Ciment déjà lus : Le Crime à l'écran (1992), Kubrick (1999).
Les "Découvertes Gallimard" : j'adore cette petite collection. Ils ont des volumes sur tout et n'importe quoi qui puisse intéresser quelqu'un. Comme moi, c'est le ciné, j'en ai pris plusieurs sur le sujet. J'ai déjà lu Le Crime à l'écran et Charlot : Entre rires et larmes. Pour parler de Fritz Lang : Le meurtre et la loi, je dirais que c'est une excellente introduction au réalisateur viennois, pour tous ceux qui ne le connaissent pas ou peu. L'auteur mélange subtilement éléments biograhiques et analyses de l'oeuvre, accompagné d'une iconographie complète et magnifique. Intéressant aussi : le point de vue de ses collaborateurs de l'époque, que ce soit sur son travail ou sur ses sautes d'humeur (oui, apparemment, Fritz Lang n'était pas super facile à vivre!). Bref, un livre qui m'a donné envie de revoir les films que j'avais tant aimés, et de découvrir ceux qui m'ont échappé!
23 mai 2007
Les Quatre (The Big Four)
Roman d'Agatha Christie (1927)
Livres d'Agatha Christie déjà lus : Le Meurtre de Roger Ackroyd (1926), Le Crime de l'Orient-Express (1934), A.B.C. contre Poirot (1935), Mort sur le Nil (1937), Dix petits nègres (1939), Les Travaux d'Hercule (1947), Témoin à charge (1948), Jeux de glaces (1952), La Nuit qui ne finit pas (1967).
Quatrième de couverture :
Une enquête sur les Quatre ? Quels Quatre ? S'agit-il d'un quatuor
musical ? Des quatre grands ? Du Pacte à quatre ? Oh non! Tout cela ne
saurait constituer matière à enquête pour l'illustrissime Hercule
Poirot... Et les Quatre en question sont des adversaires à sa mesure :
un quatuor criminel ! Une bande de criminels internationaux dont le but
n'est rien moins que de s'assurer la domination du monde... Bigre!
Voilà des ennemis comme le célèbre détective n'aurait osé en rêver...
Et une rude bataille en perspective!
C'est toujours avec un certain plaisir de je retrouve mon détective préféré, Hercule Poirot. Pourtant, cet épisode m'a dérouté. Loin de suivre la composition d'un whodunnit classique (en gros, l'intrigue porte sur "Qui a commis le crime?"), ce livre ressemble plutôt à un roman d'espionnage ou d'aventure policière. En faisant quelques recherches par-ci par-là, j'ai découvert qu'à la base, ce livre n'était pas un roman mais un recueil de nouvelles avec un thème commun : Les Quatre, ennemis internationaux et omnipotents. D'où ce manque de fluidité et de cohérence dans l'ensemble de l'oeuvre. Alors que l'on a l'habitude de suivre les pensées et les déductions du célèbre Belge dans ses autres aventures, ici nous avons affaire à des coups de théâtres et des rebondissments plus ou moins spectaculaires à chaque fin de chapitre. Si ce n'est donc la présence d'Hercule Poirot, ce volume de Christie manque d'une gallerie de personnages truculents, telles qu'elle nous a donné l'habitude de découvrir. Me disais bien aussi qu'elle n'avait pas pu écrire que des chefs d'oeuvre...
18 mai 2007
La Femme de hasard (The Accidental Woman)
Roman de Jonathan Coe (1987)
Livres de Jonathan Coe déjà lus : Une touche d'amour (1989), Les Nains de la mort (1990), Humphrey Bogart : la vie comme elle va (1991), James Stewart : une biographie de l'Amérique (1994), Testament à l'anglaise (1994), La Maison du sommeil (1997), Bienvenue au club (2001), Le Cercle fermé (2004).
Quatrième de couverture :
Maria, une jeune fille de milieu modeste, vit aux environs de Birmingham. Indifférente par choix, indécise par nature, elle trouve que l'on fait beaucoup de bruit pour peu de chose. Que valent les succès aux examens et les déclarations de Ronny qui l'aime désespérément, que penser des amis de classe avec leurs vacheries et leurs cancans... Seul le chat, un exemple d'indifférence satisfaite, lui donne à penser qu'une forme de bonheur est possible. Mais comment être heureux lorsque votre vie est une succession d'accidents, de hasards...
Au vu du nombre de livres de Jonathan Coe que j'ai déjà lus (tous!), on peut sans se tromper décréter que je suis un fan! En effet, je n'ai jamais trouvé plus proche de mon avis en ce qui concerne la vision de la nature humaine. Ses héros ont toujours une distance avec le monde qui les entoure, se sentent toujours décalés face à des gens qui ne les comprennent pas, ou à moitié. Ce ne sont pourtant pas des sociopathes. Juste des personnes trop intelligentes ou trop sensibles pour pouvoir goûter pleinement au bonheur. Dans La Femme de hasard, Coe nous dresse le portrait émouvant d'une jeune femme qui a du mal à montrer ses émotions, et qui se retrouve toujours dans des situations qu'elle n'a pas vraiment choisies, mais dont elle n'essaie pas forcément de sortir. Une espèce d'"à quoi bon?" semble peser sur toutes les décisions qu'elle prend (ou ne prend pas). Ce livre est le dernier paru à ce jour en France, et pourtant le premier roman écrit par l'auteur. Si on peut remarquer quelques maladresses dans le style, Coe crée déjà son univers. On y voit l'esquisse des personnages de ses futurs romans, qu'il étoffera systématiquement par la suite.
Lisez Jonathan Coe!
15 mai 2007
La Cité des jarres (Mýrin)
Roman d'Arnaldur Indridason (2000)
Livres d'Arnaldur Indridason déjà lus : aucun.
Quatrième de couverture :
Un nouveau cadavre est retrouvé à Reykjavik. L'inspecteur Erlendur est de mauvaise humeur : encore un de ces meurtres typiquement islandais, un "truc bête et méchant" qui fait perdre son temps à la police... Des photos pornographiques retrouvées chez la vicitime révèlent une affaire vieille de quarante ans. Et le conduisent tout droit à la "cité des Jarres", une abominable collection de bocaux renfermant des organes...
Pour ceux qui se posaient la question : Oui, il y a aussi des écrivains en Islande, il n'y a pas que Björk et les fjords! Bon, en même temps, j'en connais aucun autre, mais celui-là, c'est un bon! Une enquête qui nous emmène à la fois dans les tréfonds de la société islandaise, mais également dans les tréfonds de l'âme humaine (le titre original peut être traduit par marécage). Un vrai malaise qui nous colle à la peau tout au long de l'histoire, comme cette pluie que ne veut pas s'arrêter. Ca donne pas vraiment envie de passer ses vacances en Islande, mais ça a le mérite de construire l'atmosphère d'un très bon polar, super bien mené par un inspecteur très attachant. Malheureusement, seulement deux des romans d'Indridason sont à ce jour traduit en France... je vais quand même lire le deuxième!
Détail rigolo : on apprend dans ce roman qu'en Islande, les gens n'ont pas officiellement de nom de famille. Pour les distinguer, on prend le nom du père et on ajoute -son pour les fils et -dottir pour les filles. Ce qui fait que Björk, en fait, ne renie aucunement sa famille, son nom complet étant Björk Godmundsdottir (de mémoire). C'est juste dans sa culture de n'avoir qu'un prénom!
08 mai 2007
Ensemble, c'est tout
Roman d'Anna Gavalda (2004)
Livres d'Anna Gavalda déjà lus : Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part (1999).
Quatrième de couverture :
" Et puis, qu'est-ce que ça veut dire, différents ? C'est de la
foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes... Ce qui empêche
les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs
différences... " Camille dessine. Dessinait plutôt, maintenant elle
fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck,
cuisinier de son état, dont l'existence tourne autour des filles, de la
moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup
et cache ses bleus, paniquée à l'idée de mourir loin de son jardin. Ces
quatre là n'auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls,
trop cabossés... Et pourtant, le destin, ou bien la vie, le hasard,
l'amour - appelez ça comme vous voulez -, va se charger de les bousculer
un peu. Leur histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'envers.
Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.
Enfin j'ai lu ce phénomène commercial! Et même si j'ai déjà vu le film il y a quelques mois, rien ne m'a empêché de savourer ce livre. Je comprends beaucoup plus son succès et l'unanimité qui planait autour de ce roman. Car c'est vraiment une belle histoire que nous raconte là Anna Gavalda. L'histoire de ces quatre individus blessés par la vie, un peu orgueilleux pour l'admettre et pour laisser quiconque entrer dans leur intimité. Sauf qu'il y aura un faux pas : Camille rencontre Philibert, et de fil en aiguille, ils vont s'envahir les uns les autres. Bref, un livre qu'on ne veut pas lâcher, des personnages qu'on ne veut pas quitter... Une vraie réussite.
PS : Une pensée spéciale à ceux qui estiment qu'un roman populaire n'est pas de la littérature... J'ai lu beaucoup de commentaires comme quoi Anna Gavalda, ce n'était pas de la littérature, mais juste un divertissement. Je voudrais préciser à ces petits crétins prétentieux et snobinards que dans ce qu'on incluait également dans les romans populaires à une époque, c'était les Marcel Pagnol, Charles Dickens, Victor Hugo, Gaston Leroux, Edgar Allan Poe..., bref les auteurs que ces petits cons se doivent de vénérer de nos jours, parce qu'ils sont indiscutablement reconnus. Anna Gavalda est un écrivain de notre temps, c'est incontestable. Que ça puisse ne pas toucher, je le conçois parfaitement, mais dire que ce n'est pas de la littérature tient tout simplement de la mauvaise foi.

